
La chrononutrition révolutionne l’approche traditionnelle de la nutrition en s’appuyant sur les rythmes biologiques naturels de l’organisme. Cette méthode développée par le Dr Alain Delabos propose une alternative innovante aux régimes restrictifs, en privilégiant le timing alimentaire plutôt que la limitation calorique. Pour une personne mesurant 1m70, cette approche nutritionnelle offre des perspectives particulièrement intéressantes d’optimisation pondérale. L’adaptation des apports alimentaires selon les phases circadiennes permet d’exploiter naturellement les capacités métaboliques de l’organisme, favorisant ainsi une régulation pondérale durable et respectueuse des besoins physiologiques.
Calcul du poids idéal selon la méthode lorentz pour une taille de 1m70
La détermination du poids optimal pour une personne de 1m70 constitue le point de départ essentiel d’un programme chrononutritionnelle efficace. La formule de Lorentz, privilégiée en chrononutrition, établit le poids idéal masculin à 70 kg (170 – 100) et féminin à 60 kg (170 – 100 – [(170-150)/2]). Ces valeurs de référence permettent d’ajuster précisément les portions alimentaires selon les objectifs pondéraux individuels.
L’indice de masse corporelle optimal se situe entre 20 et 25 kg/m², soit une fourchette de 58 à 72 kg pour une taille de 1m70. Cette amplitude tient compte des variations morphologiques naturelles et des différences de composition corporelle. La chrononutrition privilégie cependant une approche plus nuancée, intégrant les paramètres de morphotype et de répartition adipeuse pour affiner ces calculs théoriques.
Les mesures anthropométriques complémentaires enrichissent l’évaluation : tour de taille inférieur à 80 cm chez la femme et 94 cm chez l’homme, rapport taille-hanches optimisé selon le sexe, et pourcentage de masse grasse adapté. Ces critères multifactoriels permettent une personnalisation précise du programme nutritionnel, dépassant les simples considérations pondérales pour intégrer la qualité de la composition corporelle.
Principe fondamental de la chrononutrition selon dr alain delabos
La chrononutrition repose sur la synchronisation des apports nutritionnels avec les rythmes biologiques endogènes. Cette approche révolutionnaire considère que l’organisme présente des capacités d’assimilation variables selon les phases de la journée, déterminées par les sécrétions hormonales et enzymatiques cycliques. Le concept fondamental postule que consommer le bon aliment au bon moment optimise naturellement l’utilisation métabolique des nutriments.
Rythme circadien et sécrétion enzymatique pancréatique
Les variations circadiennes de la sécrétion pancréatique conditionnent l’efficacité digestive selon les phases horaires. L’activité maximale des lipases se manifeste au réveil, favorisant la digestion des graisses matinales. Cette particularité physiologique justifie la recommandation d’un petit-déjeuner riche en lipides, exploitant naturellement cette fenêtre métabolique optimale. L’insulino-sécrétion présente également des variations marquées, avec un pic d’efficacité en milieu de journée.
La production d’amylases suit un rythme spécifique, culminant lors des phases d’activité diurne pour optimiser l
p>assimilation des glucides complexes au déjeuner. En revanche, la sensibilité à l’insuline diminue en fin de journée, ce qui explique que les apports glucidiques tardifs soient davantage stockés sous forme de triglycérides. En respectant ce rythme circadien, la chrononutrition limite les pics glycémiques inappropriés et réduit les risques de résistance à l’insuline à long terme.
Ce découpage temporel de la sécrétion enzymatique pancréatique invite à structurer vos repas de manière stratégique. Les aliments gras et protéiques seront ainsi réservés prioritairement au matin, tandis que les glucides complexes trouveront leur place en milieu de journée. En soirée, lorsque les capacités digestives ralentissent, la priorité sera donnée à des aliments plus légers et à faible densité glucidique. Vous comprenez mieux pourquoi, malgré des apports caloriques comparables, une journée « désynchronisée » entraîne plus de stockage qu’une journée alignée sur votre horloge biologique.
Métabolisme des lipases et amylases selon les phases horaires
Les lipases et amylases constituent les deux grands acteurs enzymatiques du métabolisme des lipides et des glucides. Leur activité suit un profil horaire très marqué. Les lipases, enzymes chargées d’hydrolyser les triglycérides alimentaires, atteignent un pic matinal entre 6h et 10h. C’est précisément cette fenêtre que la chrononutrition exploite pour recommander un petit-déjeuner gras composé notamment de fromages et de matières grasses de qualité, particulièrement intéressant pour un profil de 1m70 cherchant à atteindre son poids idéal sans frustration.
Les amylases salivaires et pancréatiques, quant à elles, voient leur activité s’élever progressivement dans la matinée pour culminer aux alentours de la mi-journée. Cette cinétique justifie la consommation de féculents complexes au déjeuner, lorsque la machine digestive est la plus apte à gérer un afflux contrôlé de glucides. À l’inverse, après 17h, la baisse progressive de l’activité amylasique rend l’organisme moins apte à métaboliser de grandes quantités de sucres et d’amidons, ce qui explique la tendance accrue au stockage en soirée.
On peut comparer ces variations enzymatiques à l’ouverture et à la fermeture d’un péage autoroutier. Lorsque toutes les voies sont ouvertes (matin et midi), le trafic des nutriments circule de façon fluide vers les tissus musculaires et hépatiques. Lorsque les voies ferment progressivement (fin d’après-midi, soirée), tout excès d’apport se retrouve « à l’arrêt », plus facilement dirigé vers les réserves adipeuses. Structurer vos apports lipidiques et glucidiques en fonction de ces fenêtres enzymatiques vous permet donc d’optimiser naturellement votre métabolisme, sans vous focaliser sur le comptage des calories.
Synchronisation hypothalamo-hypophysaire et régulation pondérale
Au-delà des enzymes digestives, la chrononutrition s’appuie sur la synchronisation du couple hypothalamo-hypophysaire, véritable chef d’orchestre neuroendocrinien. L’hypothalamus régule notamment les signaux de faim et de satiété via la ghréline et la leptine, tandis que l’hypophyse module la sécrétion de nombreuses hormones métaboliques (TSH, ACTH, hormones de croissance). Ces hormones présentent elles aussi des profils circadiens, avec des pics et des creux qui conditionnent la manière dont votre corps gère les nutriments.
Le cortisol, dont le pic survient au petit matin, prépare l’organisme au réveil et mobilise les réserves énergétiques. En apportant un petit-déjeuner dense en graisses et protéines dans cette phase, vous accompagnez physiologiquement ce signal d’éveil métabolique. En fin de journée, à l’inverse, l’élévation progressive de la mélatonine et la baisse du cortisol appellent à des apports plus légers. Un dîner surchargé en glucides et lipides vient perturber ce dialogue hormonal, retardant l’endormissement et favorisant le stockage nocturne.
Pour une personne de 1m70 cherchant son poids d’équilibre, respecter cette synchronisation hypothalamo-hypophysaire revient à « parler le même langage » que son organisme. Les signaux de faim deviennent plus prévisibles, les fringales de fin de journée s’estompent et la courbe pondérale se lisse naturellement. C’est aussi dans cette logique que la chrononutrition accorde une grande importance au goûter sucré : programmé au moment où l’insuline est encore efficacement gérée, il limite les compensations désordonnées au dîner.
Morphotype androïde versus gynoïde en chrononutrition
Le Dr Delabos distingue plusieurs morphotypes, dont les profils androïde et gynoïde, qui influencent directement la stratégie de menu chrononutrition pour une taille de 1m70. Le morphotype androïde, fréquent chez l’homme mais aussi chez certaines femmes, se caractérise par une accumulation préférentielle de graisse abdominale (brioche, ventre proéminent). Le morphotype gynoïde, plus typique de la femme, concentre les réserves sur les hanches, les cuisses et les fesses. Ces répartitions adipeuses ne sont pas seulement esthétiques : elles reflètent des profils hormonaux et métaboliques distincts.
En chrononutrition, un profil androïde de 1m70 bénéficiera souvent d’une vigilance accrue sur les apports de féculents et de sucres rapides au déjeuner, afin de limiter la lipogenèse abdominale. Le repas du soir sera particulièrement léger, avec une priorité donnée au poisson blanc et aux légumes verts pour favoriser la mobilisation des réserves centrales. Le profil gynoïde, lui, supporte généralement mieux les glucides complexes à midi, mais devra éviter les excès de produits laitiers et de sucres en fin de journée, qui ont tendance à se stocker sur le bas du corps.
On pourrait dire que le morphotype est la « carrosserie » de votre métabolisme. Deux personnes mesurant 1m70 et pesant le même poids n’ont pas forcément les mêmes besoins ni la même tolérance aux écarts. La chrononutrition prend en compte cette réalité en modulant les portions de protéines, de lipides et de glucides selon la silhouette dominante. D’où l’intérêt, avant de suivre un menu type chrononutrition, d’analyser sa morphologie (photos, mesures de tour de taille, de hanches, de cuisses) afin d’affiner le protocole standard.
Menu type chrononutrition adapté profil 1m70 poids optimal
Après avoir posé les bases physiologiques, il est temps de traduire ces principes en pratique concrète. À quoi ressemble une journée type de menu chrononutrition 1m70 lorsque l’on vise un poids idéal défini par la méthode de Lorentz ? Le programme qui suit correspond à un profil moyen en bonne santé, sans pathologie métabolique particulière, et constitue une base à ajuster selon votre morphotype et votre niveau d’activité. Chaque repas a été calibré pour exploiter les pics enzymatiques et hormonaux décrits précédemment.
Vous remarquerez qu’il ne s’agit pas d’un « régime » au sens restrictif du terme : les quantités sont satisfaisantes, les aliments sont variés et aucun groupe alimentaire n’est définitivement proscrit. L’enjeu n’est pas de manger moins, mais de manger au bon moment et dans les bonnes proportions. Pour un adulte de 1m70, cette structure en quatre repas espacés d’environ 4 heures permet d’éviter le grignotage, de stabiliser la glycémie et de favoriser une perte de poids progressive de l’ordre de 2 à 4 kg par mois, selon les retours cliniques couramment observés.
Petit-déjeuner gras : fromages affinés et charcuteries sélectionnées
Le petit-déjeuner constitue la pierre angulaire du menu chrononutrition 1m70. Pris idéalement dans l’heure qui suit le lever, il doit être copieux, riche en graisses et en protéines, tout en restant pauvre en sucres rapides. Pour une taille de 1m70, on recommande en moyenne 50 à 70 g de pain de boulanger (complet, au levain ou aux céréales) accompagnés de 80 à 120 g de fromage. Les fromages affinés comme le comté, le beaufort, la tomme de brebis ou le chèvre affiné présentent un bon profil lipidique et une densité protéique intéressante.
Pour renforcer l’apport protéique, surtout en cas de grande faim matinale ou de matinée très active, il est possible d’ajouter 2 à 3 œufs (brouillés, au plat ou en omelette) ou 60 à 80 g de charcuterie de qualité (jambon blanc sans nitrites, jambon cru, bacon peu salé). Une petite quantité de beurre (10 g) ou d’huile d’olive sur le pain complète l’apport en lipides. La boisson chaude (thé, café, infusion) sera consommée sans sucre ni édulcorant pour éviter tout pic d’insuline dès le réveil.
Ce petit-déjeuner gras peut surprendre lorsque l’on vient de régimes hypocaloriques traditionnels, mais c’est justement ce « choc positif » métabolique qui relance les lipases matinales et coupe court aux fringales de 10 heures. Vous constaterez souvent, au bout de quelques jours, une diminution spontanée des envies de sucre en matinée. Pour une personne de 1m70 visant un poids autour de 60 à 70 kg, ce repas fournit un socle énergétique stable jusqu’au déjeuner tout en respectant les capacités d’oxydation des graisses du début de journée.
Déjeuner dense : protéines animales et féculents complexes
Le déjeuner en chrononutrition est un repas unique, dense, sans entrée ni dessert sucré. Il combine une portion significative de protéines animales avec une ration mesurée de féculents complexes. Pour un gabarit de 1m70, on visera généralement 180 à 220 g de viande rouge (bœuf, veau) ou 220 à 250 g de viande blanche (poulet, dinde, lapin) pesés crus. Cette quantité permet d’assurer une bonne satiété protéique jusqu’au goûter tout en soutenant la masse musculaire, cruciale pour le maintien du métabolisme de base.
Les féculents viendront compléter ce socle protéique : 3 cuillères à soupe bombées de riz complet, de pâtes semi-complètes, de quinoa, de lentilles ou de pommes de terre vapeur constituent la portion de référence. Pour un objectif de diminution du tour de taille, il est possible de réduire ponctuellement à 2 cuillères à soupe, surtout pour les morphotypes androïdes. Les légumes, eux, ne sont pas obligatoires mais peuvent être ajoutés en petite quantité pour le confort digestif et l’apport en fibres (haricots verts, courgettes, poivrons, aubergines).
Le repas sera assaisonné avec 1 à 2 cuillères à soupe d’huile de qualité (olive, colza, noix) réparties entre le déjeuner et le dîner. On évite le pain, les fruits et les desserts sucrés à ce moment de la journée pour ne pas cumuler des glucides de sources multiples. Si le besoin de dessert est très présent, un petit fromage blanc au lait de brebis ou de chèvre, nature, peut faire office de compromis transitoire. L’objectif, à terme, est de laisser le déjeuner se suffire à lui-même, afin de laisser à votre organisme le temps de gérer sereinement cet afflux contrôlé de protéines et de glucides complexes.
Goûter sucré : fruits frais et oléagineux calibrés
Contrairement aux idées reçues, la chrononutrition valorise le goûter et le considère comme un repas à part entière, surtout pour un adulte de 1m70 qui vise un poids d’équilibre sans frustration. Pris environ 4 à 5 heures après le déjeuner, il permet d’exploiter la dernière fenêtre de bonne sensibilité insulinique tout en préparant un dîner plus léger. La structure de base repose sur un gras végétal associé ou non à un apport sucré selon le délai écoulé depuis le midi.
La portion standard comprend 20 à 30 g de chocolat noir (au moins 70 % de cacao) ou 2 cuillères à soupe d’oléagineux (amandes, noix, noisettes, noix de cajou non salées) pour l’apport lipidique et micronutritionnel. À cela s’ajoutent soit 4 cuillères à soupe de fruits frais coupés (fruits rouges, kiwi, poire), soit 2 cuillères à soupe de fruits secs (dattes, figues, abricots secs), soit une petite pomme cuite au four avec une cuillère à café de miel. Si la faim réapparaît moins de 5 heures après le déjeuner, on consomme l’ensemble gras végétal + fruit ; entre 5 et 6 heures, on ne prend que le gras végétal ; au-delà de 6 heures, on peut passer directement au dîner.
Ce goûter sucré maîtrisé évite l’effet « montagnes russes » glycémiques qui conduit souvent au grignotage désordonné en fin de journée. Il agit un peu comme un « tampon » métabolique, permettant de terminer la journée avec une sensation de satiété douce plutôt que de faim urgente. Dans le cadre d’un programme chrononutrition 1m70, cette collation contribue grandement à la régulation pondérale : on observe fréquemment une diminution de 30 à 50 % des apports spontanés au dîner lorsque le goûter est bien respecté.
Dîner léger : poissons blancs et légumes fibres
Le dîner est le repas le plus léger de la journée, conçu pour accompagner la baisse progressive du métabolisme et la préparation au sommeil. Pour une personne de 1m70, on privilégiera des portions modérées de protéines maigres : 150 à 200 g de poisson blanc (cabillaud, colin, merlan, sole) ou 100 g de poisson gras (saumon, maquereau, sardines) trois fois par semaine, ou encore 120 à 150 g de volaille maigre (poulet, dinde) en alternative. Les protéines végétales (tofu, tempeh, lentilles corail) peuvent également être intégrées selon les préférences et tolérances individuelles.
L’accompagnement idéal repose sur 3 à 5 cuillères à soupe de légumes verts ou colorés : courgettes, brocolis, haricots verts, aubergines, poivrons, fenouil, champignons… Les légumes racines très sucrés (carottes, betteraves) seront consommés avec modération le soir, surtout en cas de surpoids abdominal. Une assiette de salade verte ou un demi-avocat (s’il n’a pas été consommé au goûter) peut également constituer une base intéressante, apportant fibres et micronutriments sans surcharger l’organisme en glucides.
Ce dîner léger permet un repos digestif de qualité et favorise la mobilisation nocturne des graisses de réserve, notamment chez les profils cherchant à affiner la silhouette à 1m70. Si la faim est totalement absente, il est possible de sauter occasionnellement le dîner, à condition que petit-déjeuner, déjeuner et goûter aient été correctement réalisés. En revanche, multiplier les dîners copieux riches en féculents annule rapidement les bénéfices de la chrononutrition, en particulier sur la qualité du sommeil et la régulation pondérale.
Calcul des portions selon morphologie silhouette 1m70
La détermination des portions en chrononutrition ne repose pas uniquement sur la taille, mais aussi sur la morphologie globale et la composition corporelle. Pour une personne de 1m70, les quantités indiquées plus haut constituent une base standard à affiner selon le sexe, le morphotype (androïde ou gynoïde), le niveau d’activité physique et l’objectif (perte de poids, stabilisation ou prise de masse musculaire modérée). Plus la masse musculaire est importante, plus les portions protéiques pourront être généreuses, dans la limite de la tolérance rénale et digestive.
Une manière simple d’ajuster consiste à partir du poids idéal théorique (60 kg pour une femme, 70 kg pour un homme à 1m70 selon Lorentz) et à observer l’évolution sur 3 à 4 semaines. Si la courbe pondérale ne bouge pas ou remonte malgré le respect des horaires, c’est souvent le signe que les portions sont légèrement trop élevées, en particulier sur les féculents du midi et le fromage du matin. À l’inverse, une fatigue persistante, des fringales récurrentes et une perte de poids trop rapide (> 1 kg par semaine) plaident pour une augmentation modérée des quantités.
On peut résumer les repères moyens suivants pour une silhouette de 1m70 visant un poids d’équilibre :
| Repas | Femmes 1m70 | Hommes 1m70 |
|---|---|---|
| Petit-déjeuner | 50 g pain + 80-100 g fromage | 60-80 g pain + 100-120 g fromage |
| Déjeuner (protéines) | 180-200 g viande ou poisson | 200-230 g viande ou poisson |
| Déjeuner (féculents) | 2-3 c. à s. bombées | 3-4 c. à s. bombées |
| Goûter | 20-25 g chocolat ou oléagineux | 25-30 g chocolat ou oléagineux |
| Dîner | 150-180 g poisson / volaille | 180-200 g poisson / volaille |
Ces repères doivent rester flexibles et être ajustés en fonction des sensations réelles de faim et de satiété. En chrononutrition, on insiste beaucoup sur l’écoute du corps : il est inutile de forcer une portion standard si la faim n’est pas au rendez-vous. De même, lorsqu’une activité physique intense est prévue (sport, journée très active), augmenter ponctuellement la portion de féculents à midi ou le volume de légumes le soir peut s’avérer pertinent. L’objectif n’est pas de se rigidifier, mais d’apprendre progressivement à dialoguer avec son métabolisme.
Aliments interdits et tolérances spécifiques chrononutrition
Une des forces du menu chrononutrition 1m70 réside dans l’absence de liste interminable d’aliments interdits. En théorie, tout est autorisé, à condition d’être consommé au bon moment et avec une fréquence raisonnable. Néanmoins, certaines catégories d’aliments sont fortement déconseillées car elles perturbent la régulation hormonale et favorisent le stockage. C’est le cas des produits ultra-transformés riches en sucres ajoutés, en farines raffinées, en graisses trans et en additifs (biscuits industriels, sodas, plats préparés, viennoiseries de supermarché).
Les sucres rapides consommés au petit-déjeuner (jus de fruits, confiture en quantité, céréales sucrées, viennoiseries) constituent un autre point de vigilance. Ils déclenchent un pic d’insuline qui sera suivi d’une hypoglycémie réactionnelle, génératrice de fatigue et de fringales. Les yaourts au lait de vache riches en lactose sont également à limiter, en particulier en fin de repas, car ils peuvent provoquer des ballonnements et perturber la digestion. En cas d’attachement particulier aux produits laitiers, on privilégiera les versions au lait de chèvre ou de brebis, mieux tolérées par de nombreux adultes.
Certains aliments restent toutefois tolérés dans un cadre bien précis. Une viennoiserie de qualité artisanale pourra par exemple trouver sa place au goûter, une à deux fois par semaine, plutôt qu’au petit-déjeuner. L’alcool, quant à lui, sera réservé à des repas « joker » planifiés (un à deux par semaine), idéalement le midi plutôt que le soir, et toujours accompagné d’un repas structuré. En procédant ainsi, vous évitez la logique du « tout ou rien » qui mène souvent aux excès compensatoires et aux abandons prématurés.
Suivi biométrique et ajustements nutritionnels personnalisés
Pour qu’un menu chrononutrition 1m70 donne des résultats durables, il est essentiel de mettre en place un suivi biométrique régulier. Il ne s’agit pas seulement de surveiller le poids sur la balance, mais d’observer l’évolution de plusieurs indicateurs : tour de taille, tour de hanches, tour de cuisse, niveau d’énergie quotidien, qualité du sommeil, digestion, sensation de faim et de satiété. Ces paramètres, notés une à deux fois par mois, offrent une vision beaucoup plus fine de l’impact du programme sur votre corps.
La fréquence de pesée idéale se situe généralement entre une et deux fois par semaine, à jeun, dans des conditions identiques (même jour, même heure, même tenue). Les variations de 500 g à 1 kg d’une journée à l’autre sont normales et souvent liées à l’hydratation ou au transit. Ce qui compte, c’est la tendance sur 4 à 6 semaines. Si le poids stagne mais que les mensurations diminuent, c’est le signe positif d’une recomposition corporelle avec gain de masse maigre et diminution de masse grasse.
En fonction de ces données, des ajustements nutritionnels ciblés pourront être envisagés : réduction de 10 à 20 g de fromage le matin en cas de stagnation prolongée, diminution d’une cuillère à soupe de féculents au déjeuner pour les morphotypes androïdes, ou au contraire augmentation légère des portions protéiques pour les personnes très actives ressentant une fatigue musculaire. Dans certains cas (pathologies métaboliques, prise de médicaments, antécédents de troubles du comportement alimentaire), il sera prudent de se faire accompagner par un professionnel de santé formé à la chrononutrition afin de sécuriser et personnaliser davantage la démarche.
En définitive, la réussite d’un menu chrononutrition adapté à une taille de 1m70 repose sur un équilibre subtil entre respect des règles de base (timing des nutriments, structure des repas) et capacité à ajuster les détails en fonction de vos propres retours corporels. En acceptant cette dimension dynamique, vous transformez votre alimentation en un outil de régulation pondérale durable, plutôt qu’en une succession de régimes frustrants et inefficaces.